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Le CHAM au ZIMBABWE entre 1995 et 2007


LES RUINES DE KHAMI
ZIMBABWE
1995-2007


Les ruines de Khami sont le deuxième site historique du pays après le Great Zimbabwe. Khami a succédé à ce dernier en tant que capitale de la civilisation Shona du XVème au XVIIIème siècle. La découverte à Khami d’objets provenant d’Europe et de Chine atteste de son rôle commercial. Les recherches archéologiques sur site ont résulté en des estimations d’une population de près de 20 000 habitants. Le cœur du site consiste en un assemblement de plateformes soutenues par des murs en pierre sèche, sur lesquelles ont été construites des maisons pour les classes dirigeantes.

Le site, à 23 km à l’ouest de Bulawayo, a été déclaré Monument National en 1937, puis inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 1986. Néanmoins les monuments de Khami n’avaient pas reçu les mêmes attentions que ceux du Great Zimbabwe jusqu’à récemment. L’érosion, les pluies, la végétation, l’activité animalière et humaine avaient contribué au délabrement du site. Son état négligé a conduit à son inscription sur la liste des “100 sites les plus menacés” du World Monuments Watch en 1996.


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LES CHANTIERS DE VOLONTAIRES

L’idée d’organiser des chantiers de jeunes volontaires à Khami est venue lors d’une visite d’étude à l’Ile de la Réunion, au cours de laquelle des représentants des NMMZ et de l’Ambassade de France se sont rendus sur un projet CHAM. A la suite d’une étude de faisabilité menée par le CHAM en 1999, un premier chantier expérimental fut organisé à Khami en juin 2000. Jusqu'à 2007 les NMMZ ont organisé un chantier de jeunes chaque année, avec la collaboration du CHAM.

Environ 20 jeunes volontaires, avec des encadrants des NMMZ et du CHAM, ont vécu et travaillé ensemble sur site pendant trois semaines. Le fonctionnement des chantiers était basé sur des pratiques développées sur les chantiers de jeunes bénévoles en France, tout en l’adaptant au contexte local. Le travail était au cœur de ces projets, qui comprenait aussi une vie collective et des activités d’éducation au patrimoine.

Les programmes de travaux incluaient des reconstructions à l’identique, des interventions de prévention et d’urgence sur des murs en pierre sèche, supervisées par les archéologues et maçons expérimentés des NMMZ. Les jeunes volontaires ont acquis ainsi une formation pratique dans l’archéologie, les relevés, la conservation et la reconstruction de murs en pierre sèche.

Les programmes comprenaient des visites guidées sur d’autres sites Zimbabwéens, qui, en complément d’une journée d’orientation (présentations et discussions), permettaient aux jeunes d’apprécier les contextes historiques et d’aborder des thématiques liées à la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel en Afrique Australe. A la fin de chaque chantier, lors d’une journée porte ouverte, les volontaires ont reçu des certificats de participation pour pouvoir valider leur expérience.

L’hébergement combinait l’utilisation de bâtiments et d’un campement sur site. La vie du camp faisait partie intégrale du projet, puisque tout le monde logeait ensemble et participait aux tâches de la vie collective. Des réunions régulières ont été tenues avec les jeunes pour l’organisation des activités. La vie collective a été l’occasion de nombreux échanges entre volontaires de pays et milieux différents.

 

LES OBJECTIFS

  • offrir une expérience pratique et formatrice aux jeunes dans les domaines du patrimoine et du volontariat
  • contribuer à la conservation et la mise en valeur de Khami, site du Patrimoine Mondial
  • transmettre les concepts et les savoir-faire français par rapport aux chantiers de jeunes volontaires sur le patrimoine au Zimbabwe et plus largement en Afrique australe
  • favoriser le développement d’échanges franco-zimbabwéens et régionaux dans le domaine du patrimoine culturel